31 décembre 2008
Rentrée Mi-Saison US 2008/2009
Post garanti sans spoilers
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Ca y est, l'année télévisuelle US 2009 commence ce week-end avec le retour du dimanche soir d’ABC. Soit une reprise tout en douceur… Une petite coupure d’un mois bien vite passée pour moi, notamment grâce à des intégrales dvd de deux anciennes séries, une inédite, la saison 4 de Felicity, et, pour une énième fois, la saison 3 d' Angel.
Egalement plein de bonnes choses en perspective pour les prochains mois : des inédits des survivantes de la rentrée, mais aussi quelques rares nouveautés - qui pour l'instant, il est vrai, intriguent plus qu’elles n’attirent - et enfin (et surtout !), des nouvelles saisons pour des séries qu'on a faillit oublier.
Les nouveaux épisodes
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5. Supernatural
Qui l’eut cru ? Les aventures des deux chasseurs de démons sont, au fil du temps, devenues véritablement regardables, et, après une plutôt chouette saison 3, nous ont offert un début de saison 4 en tous points réussi, gérant parfaitement les conséquences du dernier season finale, approfondissant une mythologie jusque là un poil trop simpliste, et ouvrant de nouvelles perspectives. J'attends ainsi avec impatience le retour de la série d’Eric Kripke, qui, de somnifère cheap, s'est affirmé comme un bon drama fantastique old school, et, au final, le seul show de qualité de the CW.
4. Battlestar Galactica
Bon, je m’apprête seulement à attaquer les 10 premiers épisodes de cette dernière saison (j’attendais les DVD…), mais, malgré une saison 3 vraiment décevante, j’attends une sortie avec panache et un dernier arc à la hauteur de la réputation d’une série tout de même sacrément unique.
3. Terminator : The Sarah Connor Chronicles
Car, malgré un 2x13 plutôt moyen, une très enthousiasmante première partie de saison, avec des développements très intéressants, du côté des personnages comme de la mythologie, avec toujours ce côté frais et novateur, inattendu pour un spin-off d’une saga cinématographique d’action, mais surtout l'agréable sensation d'avoir affaire à une série pensée et planifiée à l'avance. Et pour Lena Headey, évidemment…
2. The Office
Pour le double-épisode du Superbowl, avec Jack Black et Jessica Alba en guests (J’aurais préféré Amy Ryan, mais bon…), mais surtout pour une deuxième partie de saison que j’espère plus innovante et plus réussie.
1. Friday Night Lights
Les deux derniers épisodes de la saison, et sûrement même de la série. Une fin que j’espère grandiose, avec du football, de l’émotion et des intrigues bouclées avec talent. Que je puisse très rapidement me refaire les 50 épisodes du dernier grand drama d’NBC.
Les nouvelles séries
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5. Cupid - 24 mars, ABC
Pour voir Rob Thomas se vautrer. Encore une fois.
4. Kings - 19 mars, NBC
Pour le prix du concept le plus casse-gueule : un David contre Goliath moderne avec Ian McShane.
3. The Unusuals - 8 avril, ABC
Pour les acteurs (Adam Goldberg avec une moustache) et pour Peter Tolan (dont j’avais plutôt apprécié la trop courte Canterbury’s Law). En espérant que le ton de la chose ne soit pas trop... ABC.
2. The United States of Tara - 18 janvier, Showtime
Egalement pour le cast (l'excellente Toni Colette en tête, mais aussi John Corbett (Sex and the City) et Rosemarie DeWitt (Mad Men)) et pour la production exécutive, à savoir Diablo Cody, oscarisée pour son scénario pour Juno, et Spielberg en caution qualité supplémentaire. Bon, après, c'est sur Showtime...
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1. Dollhouse - 13 février, FOX
Malgré des critiques plus que mitigées pour le pilote. Car Joss Whedon, si il lui arrive de foirer ses entrées en matière, ne rate jamais ses séries. Qu'on se le dise.
Les nouvelles saisons
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5. Big Love - Saison 3 - 18 janvier, HBO
Avec un an et demi d’attente, le previously a intérêt à être bien complet ! Le dernier drama « classique » d’HBO revient enfin, avec son excellent cast féminin, ses vieux bien flippants comme il faut, et ses ados paumés mais pas trop. Une bonne série familiale dans le bon sens du terme, qui continuera, je l’espère, à se bonifier avec le temps.
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4. Damages - Saison 2 - 7 janvier, FX
Parce que les séries sombres avec des avocats, c’est trop bien. Et surtout en raison de l'énorme potentiel du drama juridique de FX, qui, malgré une impression un peu gênante de déjà-vu, nous aura offert une saison 1 très bien fichue, notamment grâce aux excellentes interprétations de Ted Danson et Elijko Ivanek. Une deuxième saison cruciale qui se devra de prouver la capacité des auteurs à tenir sur la durée.
3. Lost - Saison 5 - 7 janvier, ABC
Avec une quatrième saison qui m’a réconcilié avec la série, le drama d’ABC est redevenu un incontournable. Nous sommes néanmoins définitivement entrés, avec le dernier épisode diffusé, dans la phase « réponses » de la série. En espérant qu’elles soient à la hauteur des questions posées jusqu’à là. Avec JJ Abrams occupé par Fringe, ça devrait normalement aller…
2. In Treatment - Saison 2 - à définir, HBO
Pour les interprètes des nouveaux patients, nécessairement à la hauteur des précédents, qui auront grandement contribué à la réussite de la première saison. Et parce que j’ai rarement vu aussi addictif à la télé depuis longtemps.
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1. Breaking Bad - Saison 3 - 8 mars, AMC
9 épisodes et j’étais fan. Chose qui n’arrive que très rarement. Une deuxième excellente série pour AMC, bien plus plus rythmée et accessible que la première, lui promettant un véritable succès public. Des premiers épisodes à rattraper d'urgence, pour une plongée dans un drama passionnant et intense, à la durée de vie en principe limitée dans le temps, mais pleine de promesses. Et, on ne le dira jamais assez, avec un cast qui déchire.
29 décembre 2008
Mi-Saison US 2008/2009 : Pause-Bilan
On le sait, fin d’année oblige, la majorité des séries lancées à la rentrée sont en hiatus, pour un retour généralement prévu vers la mi-janvier. Au final, un bilan plutôt tristounet de ces premiers épisodes, d’où l’absence de posts durant ces derniers mois. Néanmoins, certains moments justifient encore mon retour régulier devant mon petit écran, et méritent donc, dans l’esprit des très proches cérémonies de récompenses hollywoodiennes, ou encore certains classements journalistiques actuels, d’être salués par un petit classement. Rapide tour d'horizon de ces scènes, prestations d’acteurs, tournants scénaristiques, ou choix de production qui m'ont marqués. Souvent en bien, parfois en mal.
Le générique Après David Milch, c’est à Alan Ball de se (et nous) faire plaisir sur HBO, qui diffuse sa toute nouvelle création. Moins consensuelle encore, pour ne pas dire plus tordue, mais tout aussi personnelle et soignée, True Blood est un véritable ovni, de la veine d’un certain Twin Peaks, aux choix artistiques parfois déconcertants, mais toujours fascinants. A l’image de son générique, qui donne envie de monter le son dès ses premières images. Ca commence dès le pilote : True Blood - 1x01 Strange Love
Le moment musical
La très attachante nouvelle amie de Landry entamant une reprise improvisée et hésitante d’un hit des Flaming Lips sur un piano ; un moment simple et drôle, et les pémisces d'une jolie relation, parfaitement écrite, comme toutes celles d'FNL cette saison.
Friday Night Lights – 3x07 Keeping Up Appareances
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La scène culte
Vic McKay confessant trois années de crimes devant une Olivia Murray estomaquée. Une intensité de jeu rarement atteinte sur le petit écran, et où le formidable média qu’est la fiction sérialisée démontre tout son intérêt, quand elle est maitrisée : celle de faire le bilan de 7 saisons en une scène.
The Shield - 7x12 Possible Kill Screen
Le moment actor’s studio
Serena Vanderwoodsen qui passe du côté obscur. Ou Blake Lively qui nous fait, une marguarita à la main, une moue au ridicule achevé, prouvant à tous que n’est pas Leighton Meester qui veut. Tout à fait le genre de scènes que j’attendais pour abandonner la série. Définitivement.
Gossip Girl - 2x04 The Ex-Files
Le moment musical 2
Chuck Bartowski qui se réveille sur The Power of Love. La réminiscence d’un film culte, et l’envie quasi instantanée de revoir l’épisode. Enfin juste la scène. Faut pas abuser, quand même…
Chuck - 2x03 Chuck Vs The Break-Up

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La scène d’ouverture
Ou plutôt LES scènes d’ouverture, celles de Life, la série d’NBC. Dont j’ai finalement fini par tomber amoureux de l’atmosphère au bout de cinq épisodes. Surtout grâce à ses arrivées sur les scènes de crime, portées par une mise en scène classieuse, et rythmées par une BO parfaite. De quoi plonger dans l’ambiance. Direct.
S’il faut en choisir une : Life - 2x10 Evil… And his brother Ziggy
La scène de ménage
Dans un accès de colère, Pete Campbell balance (soigneusement) le dîner préparé par sa femme par la fenêtre. Un geste qui n’arrange pas l’image que l’on se fait du chargé des relations publiques de Sterling-Cooper : celle d'un petit garçon qui peine à devenir un homme.
Mad Men - 2x
Le moment musical 3
Le previously du season premiere de Supernatural sur fond de AC/DC… Comme l’année dernière. Et ça le fait toujours autant. Et j’aime bien le nouveau générique. Oui, celui avec les corbeaux qui s’envolent. Et tout ce qui suit est très bien aussi.
Supernatural - 4x01 Lazarus Rising
Le téléfilm
En même temps, c’est le seul que j’ai dû regarder. Il reste que 24 Redemption, c’est vraiment mauvais. Le pari était, il est vrai, difficile : faire d’un double-épisode de la série, production concept par excellence, une œuvre indépendante. Le fond ne suit malheureusement pas : caricatural, mou du genou, et prévisible, une préquelle qui fait craindre le pire pour la saison 7.
24 - 7x00 Redemption

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La terminatrice
Hésitante au début, Summer Glau aura finalement su donner vie (si j'ose dire) à un perso difficile : celui d’une machine à tuer inexpressive mais agréable à regarder : scènes de combat comme moments plus intimistes, elle captive à chacune des ses apparitions, contribuant grandement à la qualité d’une série (enfin) accrocheuse et efficace.
Un très bon centric episode: TTSCC - 2x11 Self Made Man
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Le moment musical 4
Michael Scott et Holly Flax qui rappent dans l’entrepôt de Dunder-Mifflin. Une complicité indiscutable, en grande partie due à une évidente alchimie entre deux talentueux acteurs. Amy, reviens !
The Office - 4x01 Weight Loss
La scène gore
La désintégration d’un vampire version Alan Ball. A côté, chez Joss, c’est de la rigolade. Du sang en veux-tu en voilà, et au final une jolie robe virginale bien amochée. Dé-gue-lasse. Et donc forcément cool.
True Blood - 1x09 Plaisir d’Amour
Le générique de fin
On en revient à The Shield, et son générique final nostalgique et formidablement émouvant. Les Sopranos ont eu le classique Don’t Stop Believing de Journey, les Fisher, le puissant Breathe Me de Sia, la brigade de Farmington aura le Long Time Ago de Concrete Blonde définitivement associé à sa légende. Après une scène finale brillante, deux dernières minutes obsédantes.
The Shield - 7x13 Family Meeting
03 décembre 2008
Apothéose
The Shield – Series Finale
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Parfaite. Telle fut la fin de la série policière de Shawn Ryan. Remarquablement écrite, et parfaitement interprétée, à l’image de 7 années d’une constante qualité (si ce n’est peut-être une saison 4 un peu en deçà…). C’est un grand classique de la télévision qui s’achève, et sans doute le dernier qui restait. The Wire, The Sopranos, Six Feet Under… Autant de chefs d’œuvre à la fin planifiée, pensée, et écrite par de véritables auteurs, soucieux de conclure leur création avec respect et panache.
C'est avec une certaine facilité que Shawn Ryan déclare avoir écrit le dernier épisode. Cela se ressent parfaitement à l’écran ; chacune des destinées de ses personnages sonne comme une évidence, et le récit de celles-ci, d’un naturel et d’une fluidité narrative déconcertants. Tragique et définitive pour certains, amère mais pleine de promesses pour d’autres, toutes s'inscrivent dans une continuité amorcée dès le pilote. Chacun a droit à un regard, une vraie attention, témoignant de l’attachement de l’auteur à chacun d’entre eux. Un souci du détail particulièrement exacerbé pour les personnages principaux, qui n’auront jamais été aussi humains que durant ces derniers instants.
Des personnages auxquels le cast donne vie une dernière fois avec le talent qu’on leur connaît (CCH Pounder, Michael Chiklis et Walton Coggins en tête), et offrant aux téléspectateurs des scènes qui marqueront durablement leurs esprits : la confession de Vic, les derniers moments de Shane et de sa famille, le pétage de plombs de Claudette, l’arrestation de Ronnie, la confrontation Vic-Claudette, et évidemment LA scène finale ; inattendue, mais d’une justesse incroyable.
The Shield s’est conclu sur un générique final entrecoupé d’images (très judicieusement) choisies des saisons précédentes et rythmé par A Long Time Ago, de Concrete Blonde : un dernier regard nostalgique, et définitivement une page qui se tourne…
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Merci, Monsieur Ryan.