16 avril 2009

A suivre...

Aucun post depuis février, la faute à un petit séjour à l’étranger, aux sessions de rattrapage consécutives, mais aussi à un certain manque de motivation ; des inédits assez routiniers, souvent agréables mais dénués la plupart du temps du caractère addcitif des débuts. Jusqu’à l’arrivée d’un épisode, inattendu, marquant, et ce pour différentes raisons, qui donne enfin envie d’écrire à propos de la série en question. Et plutôt en bien.

Attention, spoilers

Dollhouse

1x09 Spy in the House of Love

On a beau s'y attendre, les débuts de la série furent laborieux. Mais vraiment. Ce n'est qu'après cinq épisodes très moyens, voire catastrophiques (l’horrible Stage Fright), que Joss nous avait enfin proposé, avec Man of the Street, ce que l’on était en droit d’attendre de lui : une série intelligente, fun et excitante. Mais c’est avec l’épisode de vendredi dernier qu’il m’a rendu accro : une intrigue extrêmement bien ficelée, une mythologie originale développée avec subtilité, des ressorts éculés (Sierra "Bristow", l'agent infiltré, le flic obsédé par son enquête avec plein de trucs aux murs…) mais détournés avec talent, et, au final, l’évidence du potentiel du show ; un véritable vivier de nouveaux talents qui ne demande qu’à surprendre et passionner : et ce des nouveaux scénaristes aux acteurs quasi-inconnus, tous impeccables.

House, MD

5x20 Simple Explanation

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Ainsi s’en est allé le jeune Lawrence Kutner… La mort d’un personnage principal constitue évidemment un moment bien particulier dans la vie d’une série télé ; évènement marquant pour le téléspectateur, celle-ci peut même s’avérer bénéfique au show, source d’intrigues pour scénaristes en panne d’inspiration et même cliffhanger en puissance.

Une mort « réussie », c’est une porte de sortie rêvée pour un personnage apprécié ou même détesté - et accessoirement un cadeau fait à l’acteur (surtout en cas de longue maladie) - mais avant tout l’occasion de bousculer l’univers de la série, et plus particulièrement les personnages qui l’entouraient.

Les conséquences de celle d’Amber avaient été diluées dans l’intersaison, le deuil de Wilson plus ou moins évacué au bout de quelques épisodes et une dure vérité très vite énoncée : personne n’aimait Amber, et le peu de compassion éprouvé par certains s'apparentait davantage à du remords, et surtout de la tristesse pour son malheureux compagnon.

Le cas Kutner est bien différent. Ce dernier faisait partie des trois newbies recrutés l'année dernière, supposés rafraichir un cast dont on semblait avoir fait le tour. Mais alors que Thirteen avait vampirisé la première partie de cette saison avec sa maladie d’Huntington et sa relation (plutôt foireuse) avec Foreman, et que Taub nous faisait sa crise de la quarantaine, le personnage interprété par Kal Penn était cantonné à de la quasi-figuration.

Sa disparition, bien que violente, et passé le choc initial, m’a ainsi laissé amer. Et je le regrette vraiment. Déçu et en colère contre David Shore et son équipe, pour ne pas avoir donné à l’acteur une intrigue digne de ce nom cette saison (ah si, c'était une brute à l'école…) et corrélativement pour le peu d’impact que ce décès risque d’avoir sur les autres protagonistes, Taub mis à part.

C’est surtout, une fois de plus, du côté de House que le plus intéressant reste peut-être à venir, comme le laisse suggérer le plan final. Quoi en effet de plus intéressant que d’observer un homme à priori inébranlable être confronté à l’inattendu ?

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En coulisses...

Tout le monde le savait le lendemain de la diffusion dudit épisode, Kal Penn a rejoint le staff d’Obama. Si sa carrière au cinéma laissait, il est vrai, de manière générale à désirer (de rôles secondaires anecdotiques aux comédies potaches plutôt médiocres), je recommande cependant le méconnu The Namesake, un très beau film de Mira Nair sur la double-culture et le déracinement, oeuvre bien plus représentative du talent de l’acteur et, je pense, de ses préoccupations.

Sinon, il a aussi joué dans un mauvais épisode de Buffy, tenu un rôle ridicule dans un mémorable épisode d'Angel, et s'est fait remarquer dans les 2 volets d'Harold & Kumar, aux côtés du tout aussi sous-exploité John Cho.

Scrubs

8x13 My Full Moon

Soit un moment frais et inédit dans une série cliniquement morte depuis 3 ans. Au cœur de cette dernière saison, long épilogue jusqu’à là creux et insipide, une demi-heure de divertissement enfin drôle et intéressante ; intéressante car mettant enfin en scène les cinq jeunes internes introduits progressivement, et jusqu’à là développés de façon variable (car oui, Scrubs Interns ne sert à rien), et ce tout en dressant le bilan d’une relation quelque peu négligée, l’amitié Turk-Eliott ; des dialogues soignés, un chouette numéro de danse, et une révélation finale qui sonne comme une évidence, tout en surprenant le téléspectateur blasé que je suis devenu. Bref, du pur plaisir.

Et drôle parce que pas de JD, Cox, Ted, Kelso ou de Jordan.

The Office

5x21 The Michael Scott Paper Company

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La scène finale du 5x18, voyant Michael claquer la porte de Dunder-Mifflin face à un David Wallace décontenancé, marquait le début d’un arc à l’issue certes prévisible (sans doute un retour à la case départ), mais au potentiel énorme. Potentiel confirmé avec les deux épisodes diffusés jeudi dernier : Michael lance sa propre boîte, The Michael Scott Paper Company, installée dans les sous-sols de son ancien lieu de travail, en compagnie d’une Pam une nouvelle fois décidée à se prendre en main et d'un Ryan plus looser que jamais. Et avec un générique trop trop bien.

Alors oui, ça sent vraiment l’intrigue « joker », à savoir celle de scénaristes ayant épuisé tous les ressorts dramatiques possibles et imaginables, mais qu’est-ce que c’est bon… Idris Delba dans le rôle du boss par intérim fait un bien fou à la série et je guette le retour d’Amy Ryan pour les derniers épisodes, tout en préférant ne pas penser au fiasco que sera sans doute la saison prochaine si elle ne reste pas…

Posté par Brundle à 16:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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