03 février 2009
Le Top 5 des séries victimes des bébés maléfiques
Je viens d'apprendre que Sarah Shahi était enceinte, et ça me fout un peu en rogne. Et je suis même sûr qu'elle l'est un peu aussi. Life, la série dans laquelle elle joue, diffusée sur NBC, est en effet en sursis. Après une première saison aux audiences correctes, celle-ci plafonne aujourd'hui à 6 millions de télespectateurs. Ce qui est insuffisant... même pour NBC. Cette nouvelle n'arrange donc pas les choses. La réussite de son duo avec Damian Lewis demeure l'une des raisons de mon assiduité. Deux flics partenaires malgré eux (enfin surtout malgré elle), qui apprennent à s'apprivoiser, et même à s'apprécier ; une recette vue et revue, mais traitée ici avec subtilité et élégance.
Cet heureux évènement (ben oui, quand même) hors caméra aura des répercussions sur le show, la principale étant un temps d'antenne largement réduit pour la jolie demoiselle, dont le perso ne fera malheureusement plus équipe avec Crews. Reste à savoir si sa grossesse sera intégrée, choix scénaristique délicat et souvent casse-gueule. En même temps, tout le monde n'a pas le luxe d'être sur HBO...
Top 5 des séries US victimes de la vie privée d'une actrice, un post avec plein de familles dysfonctionnelles...
5. Studio 60 on the Sunset Strip
OK, passés les deux brillants premiers épisodes, ça tournait déjà en rond... mais si la deuxième moitié de son unique saison est une catastrophe, ce n'est pas seulement à cause de la platitude des intrigues et des persos secondaires creux et inintéressants, mais surtout parce que Amanda Peet a eu la bonne idée de tomber enceinte. Son perso, Jordan McDeere, l'est alors forcément et son collègue Danny Tripp décide de l'accompagner dans cette épreuve parce qu'il l'aimeeeuuh. Bref, l'intrigue type de fin de série essoufflée, meurtière pour un drama qui peine à trouver ses marques. A l'instar par exemple d'un Rob Thomas (mais dans une bien moindre mesure), Sorkin est un homme d'intrigues et pas de personnages ; en décidant de mettre en avant ces derniers, au détriment de l'univers qu'il s'efforcait initialement de dépeindre, il se tirait une balle dans le pied. Résultat, un show déséquilibré et décevant.
4. Friends

Septembre 1997, début de la saison 4. Tout le monde le sait, Lisa Kudrow est enceinte. Sitcom oblige, les zooms caméras sont exclus, Kauffman et Crane n'ont guère le choix : Phoebe doit tomber enceinte. Et faire de l'un de leurs six ados attardés, (et le plus décalé) un adulte. Chose inconcevable à leurs yeux à ce moment de la série, les poussant à élaborer la storyline la plus perturbante de l'histoire du show : Les triplés qu'elle portera durant une quinzaine d'épisodes seront le résultat d'une insémination artificielle effectuée à partir du sperme de son demi-frère, la femme de ce dernier étant trop âgée pour cela.
Au final ? Peut-être l'arc le plus touchant de Phoebe, dans la continuité du personnage, car complétant au passage le très complexe arbre généalogique des Buffay, et une conclusion en apothéose avec un mémorable 100ème épisode consacré à l'accouchement, mêlant avec brio médecin fan de Fonzie, calculs rénaux, et une petite fille nommée Chandler. Et offrant une statuette dorée à sa talentueuse interprète.
Autre grossesse imprévue cette même année : celle d'Helen Baxendale, l'interprète d'Emily, la 2ème Mme Geller, réduite à quelques apparitions en saison 5, et à une conclusion un poil précipitée, mais plutôt réussie de sa relation avec Ross. De toute façon, c'est la meilleure saison.
3. Alias
ABC, saison 2005-2006. Après une longue période de vaches maigres, le network récolte les fruits de son impressionnante précédente année, alignant les hits d'audience et critiques, et rivalisant avec CBS. Première victime de ces succès, Alias. La deuxième série de JJ Abrams, renouvelée principalement sur le nom de ce dernier (alors co-pilote de Lost) et grâce à la popularité de son actrice principale, s'apprête à payer ses éternels mauvais chiffres, pas compensés par un progressif désintérêt des critiques.
C'est durant le printemps 2005 que Jennifer Garner annonce la future naissance, et c'est peu de temps après que les scénaristes officialisent l'inévitable : Sydney Bristow le sera également. Dur coup pour la série d'espionnage, qui aligne alors les nouvelles (jolies) têtes, comme prétendantes à la satisfaction du quota sex-appeal/action de la série. A la mi-saison, Garner fait même part de sa volonté de quitter la série, et donc de passer le flanbeau à la très jolie Rachel Nichols. ABC en décide autrement, annoncant avec classe l'annulation de la série durant le hiatus d'hiver, et racourcissant au passage la saison de 5 épisodes.
Le résultat à l'écran ? Un second degré encore plus assumé durant la dizaine d'épisodes qui verront une Sydney plutôt encombrée par son ventre durant des missions un peu moins risquées, mais tout de même riches en cascades en tout genres. Un accouchement express entre deux explosions d'hélicoptères au cours d'un très bon épisode, et une storyline au final assez logique ; après quatre saisons à découvrir sa très compliquée famille, Sydney fonde la sienne. Avec un dénommé André Michaux.
2. Scrubs

Alors que la série approche ENFIN de sa conclusion (oui, vraiment pas convaincu par la saison 8...), il convient de revenir sur ses glorieuses et créatives premières années. Le 11ème épisode de la série marquait l'arrivée d'une certaine Jordan Sullivan, membre du conseil d'administration du Sacred Heart, et accessoirement ex-femme du Dr Cox. Femme de caractère, sexy en diable, celle-ci trouve tout de suite sa place dans l'univers de la série. Eclairant le passé de Cox, liée à l'intrigue dramatique la plus réussie de la série, à savoir la maladie de son frère Ben, ses apparitions au cours de la première saison sont rares et attendues. Le cliffhanger final est d'ailleurs provoqué par elle, laissant augurer le meilleur pour la suite. C'est pourtant le début de la fin du perso tel qu'on le connaît. Bill Lawrence épouse l'actrice durant l'entre-saison, qui annonce sa grossesse peu de temps après. Jordan est enceinte, et la délicieuse garce qu'elle est va devoir inévitablement gagner en humanité. Et c'est plutôt adroitement que les auteurs gèrent cette évolution... du moins au début. Ne pouvant cumuler son job et son rôle de maman (quel féministe, ce Bill Lawrence !), celle-ci devient mère au foyer à temps plein, botoxée à l'extrème, obsédée sexuelle, hargneuse, agacante et plus drôle du tout. Une caractérisation à l'extrême de ce qu'est devenue la série avec le temps : crispante.
La saison 4, année charnière, nous laissait pourtant présager, lors de son season finale, le mal nommé My Changing Ways, une véritable évolution, avec la "séparation" de JD et Turk, le départ d'Eliott, et Jordan revenant bosser à l'hôpital. Une véritable tromperie généralisée que l'on réalisera dès le début de la saison 5. L'intrigue passe à la trappe, Jordan Sullivan n'est définitivement plus. Depuis, des apparitions pathétiques et quasi-régulières dont on se passerait bien. Un gâchis en puissance.
1. Angel
Ah, la saison 4 d'Angel... Mon récent marathon de cette très chaotique année m'aura rappelé une chose : les grossesses imprévues dans les séries fantastiques, c'est très embêtant. Qui plus est dans le whedonverse. (Je n'ose pas imaginer comment Joss aurait géré une grossesse de Sarah Michelle Gellar..). L'importante évolution amorcée avec le perso de Cordelia lors de la saison précédente prends un tournant pour le moins innattendu, quand celle-ci devient le Big-Bad de la saison, et accessoirement la génitrice d'un démon prétendument pacificateur au physique de Gina Torres.
Si sur le fond la pillule a déjà du mal à passer, ça coince encore plus sur la forme. Après deux arcs pour le moins maîtrisés - Rain of Fire (E07 à E09) et celui du retour d'Angelus (E10 à E12) - la série enchaîne les rebondissements à outrance et les choix scénaristiques douteux (the Beast tué par Angelus étant en tête de liste...). La pourtant très visible grossesse est complètement ignorée des autres personnages, qui l'apprennent trois épisodes avant l'accouchement, lui-même amené péniblement par des auteurs ne manquant pourtant pas de culot : tous les évènements passés de la série n'auraient été que de simples étapes censées mener à ce moment précis. Mouais... Il reste qu'au final, j'aurais préféré voir Cordelia Chase quitter le show une année, justifiant son absence par son nouveau statut d'higher being. Son retour n'en aurait eu que plus d'impact.
La première victime de cette grossesse restera évidemment la destruction quasi-totale du personnage de Cordelia, touche féminine et sexy de la série depuis ses débuts, à l'intérêt déjà atténué par sa pas très convaincante love story avec Angel, et qui quitte le show les pieds devant, au terme de cette quatrième année. Dommage collatéral non négligeable, le prometteur personnage de Connor, progressivement réduit à deux éternelles storylines, à savoir sa relation conflictuelle avec son père, et son histoire avec Cordy : les deux, mal écrites, finiront par le conduire à un point de non-retour au court d'un season finale "reset".
Heureusement, deux épisodes de la saison 5 se chargeront de réhabiliter chacun d'entre eux : le joliment nostalgique You're Welcome de David Fury, et le très réussi Origin de Drew Goddard.
31 décembre 2008
Rentrée Mi-Saison US 2008/2009
Post garanti sans spoilers
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Ca y est, l'année télévisuelle US 2009 commence ce week-end avec le retour du dimanche soir d’ABC. Soit une reprise tout en douceur… Une petite coupure d’un mois bien vite passée pour moi, notamment grâce à des intégrales dvd de deux anciennes séries, une inédite, la saison 4 de Felicity, et, pour une énième fois, la saison 3 d' Angel.
Egalement plein de bonnes choses en perspective pour les prochains mois : des inédits des survivantes de la rentrée, mais aussi quelques rares nouveautés - qui pour l'instant, il est vrai, intriguent plus qu’elles n’attirent - et enfin (et surtout !), des nouvelles saisons pour des séries qu'on a faillit oublier.
Les nouveaux épisodes
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5. Supernatural
Qui l’eut cru ? Les aventures des deux chasseurs de démons sont, au fil du temps, devenues véritablement regardables, et, après une plutôt chouette saison 3, nous ont offert un début de saison 4 en tous points réussi, gérant parfaitement les conséquences du dernier season finale, approfondissant une mythologie jusque là un poil trop simpliste, et ouvrant de nouvelles perspectives. J'attends ainsi avec impatience le retour de la série d’Eric Kripke, qui, de somnifère cheap, s'est affirmé comme un bon drama fantastique old school, et, au final, le seul show de qualité de the CW.
4. Battlestar Galactica
Bon, je m’apprête seulement à attaquer les 10 premiers épisodes de cette dernière saison (j’attendais les DVD…), mais, malgré une saison 3 vraiment décevante, j’attends une sortie avec panache et un dernier arc à la hauteur de la réputation d’une série tout de même sacrément unique.
3. Terminator : The Sarah Connor Chronicles
Car, malgré un 2x13 plutôt moyen, une très enthousiasmante première partie de saison, avec des développements très intéressants, du côté des personnages comme de la mythologie, avec toujours ce côté frais et novateur, inattendu pour un spin-off d’une saga cinématographique d’action, mais surtout l'agréable sensation d'avoir affaire à une série pensée et planifiée à l'avance. Et pour Lena Headey, évidemment…
2. The Office
Pour le double-épisode du Superbowl, avec Jack Black et Jessica Alba en guests (J’aurais préféré Amy Ryan, mais bon…), mais surtout pour une deuxième partie de saison que j’espère plus innovante et plus réussie.
1. Friday Night Lights
Les deux derniers épisodes de la saison, et sûrement même de la série. Une fin que j’espère grandiose, avec du football, de l’émotion et des intrigues bouclées avec talent. Que je puisse très rapidement me refaire les 50 épisodes du dernier grand drama d’NBC.
Les nouvelles séries
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5. Cupid - 24 mars, ABC
Pour voir Rob Thomas se vautrer. Encore une fois.
4. Kings - 19 mars, NBC
Pour le prix du concept le plus casse-gueule : un David contre Goliath moderne avec Ian McShane.
3. The Unusuals - 8 avril, ABC
Pour les acteurs (Adam Goldberg avec une moustache) et pour Peter Tolan (dont j’avais plutôt apprécié la trop courte Canterbury’s Law). En espérant que le ton de la chose ne soit pas trop... ABC.
2. The United States of Tara - 18 janvier, Showtime
Egalement pour le cast (l'excellente Toni Colette en tête, mais aussi John Corbett (Sex and the City) et Rosemarie DeWitt (Mad Men)) et pour la production exécutive, à savoir Diablo Cody, oscarisée pour son scénario pour Juno, et Spielberg en caution qualité supplémentaire. Bon, après, c'est sur Showtime...
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1. Dollhouse - 13 février, FOX
Malgré des critiques plus que mitigées pour le pilote. Car Joss Whedon, si il lui arrive de foirer ses entrées en matière, ne rate jamais ses séries. Qu'on se le dise.
Les nouvelles saisons
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5. Big Love - Saison 3 - 18 janvier, HBO
Avec un an et demi d’attente, le previously a intérêt à être bien complet ! Le dernier drama « classique » d’HBO revient enfin, avec son excellent cast féminin, ses vieux bien flippants comme il faut, et ses ados paumés mais pas trop. Une bonne série familiale dans le bon sens du terme, qui continuera, je l’espère, à se bonifier avec le temps.
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4. Damages - Saison 2 - 7 janvier, FX
Parce que les séries sombres avec des avocats, c’est trop bien. Et surtout en raison de l'énorme potentiel du drama juridique de FX, qui, malgré une impression un peu gênante de déjà-vu, nous aura offert une saison 1 très bien fichue, notamment grâce aux excellentes interprétations de Ted Danson et Elijko Ivanek. Une deuxième saison cruciale qui se devra de prouver la capacité des auteurs à tenir sur la durée.
3. Lost - Saison 5 - 7 janvier, ABC
Avec une quatrième saison qui m’a réconcilié avec la série, le drama d’ABC est redevenu un incontournable. Nous sommes néanmoins définitivement entrés, avec le dernier épisode diffusé, dans la phase « réponses » de la série. En espérant qu’elles soient à la hauteur des questions posées jusqu’à là. Avec JJ Abrams occupé par Fringe, ça devrait normalement aller…
2. In Treatment - Saison 2 - à définir, HBO
Pour les interprètes des nouveaux patients, nécessairement à la hauteur des précédents, qui auront grandement contribué à la réussite de la première saison. Et parce que j’ai rarement vu aussi addictif à la télé depuis longtemps.
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1. Breaking Bad - Saison 3 - 8 mars, AMC
9 épisodes et j’étais fan. Chose qui n’arrive que très rarement. Une deuxième excellente série pour AMC, bien plus plus rythmée et accessible que la première, lui promettant un véritable succès public. Des premiers épisodes à rattraper d'urgence, pour une plongée dans un drama passionnant et intense, à la durée de vie en principe limitée dans le temps, mais pleine de promesses. Et, on ne le dira jamais assez, avec un cast qui déchire.
28 juillet 2008
Les 10 acteurs les + sous-exploités de la saison 2007/2008

Un post plein d'egos froissés, de blondes et d'acteurs d'anciennes sitcoms...
10. Rebecca Romijn O'Connell (Ugly Betty)
Son arrivée dans Ugly Betty restera l'une des plus originales des séries de ces dernières années. Mais cette saison 2, qui voit son personnage sortir du coma, ne tarde pas à la mettre à l'écart une fois le feuilleton Meade bouclé (du moins pour l'instant). Panne d'inspiration des scénaristes ou simple victime de la sélection des intrigues opérée par ces derniers après la grève ? Peu importe, la demoiselle prépare déjà son départ, qui, je l'espère sera à la hauteur. Pourquoi pas via un retour d'Alexis ?
9. Gary Anthony Williams (Boston Legal)
En héritant du moins bon perso du cast d'une saison 4 vampirisée par Christian Clemenson et Tara Summers (à mon plus grand bonheur, c'est vrai), le pourtant très attachant acteur est complètement oublié. Cinq apparitions à tout casser dans une série où on figure au générique, c'est quand même légèrement humiliant. Pourquoi cette mise à l'écart ? Peut-être parce qu'il est l'incarnation d'un humour dans lequel David E. Kelley voulait éviter de sombrer une fois de trop... Et puis surtout parce que c'est une série de David E. Kelley.
8. Kate Walsh (Private Practice)
Elle a eu sa série cette année, elle le méritait, mais pas celle là. La saison 1 de Private Practice, c'est sans doute ce que Shonda Rhimes peut faire de pire : des intrigues médicales soporifiques et des relations sentimentales artificielles et ultra prévisibles. Rien n'est à sauver. Alors oui, les spin-off de séries populaires ont généralement besoin d'un peu de temps pour s'installer, mais là, j'espère une annulation rapide et sans douleur, que cette délicieuse actrice revienne rendre à nouveau Grey's Anatomy regardable.
7. Cobie Smulders (How I Met Your Mother)
Ah, Cobie... Pas étonnant qu'elle ait tapé dans l'oeil de Joss. Ses talents comiques, immortalisés par le fameux Let's Go to the Mall de la saison précédente, auront été complètement négligés par les scénaristes cette année. Et ce n'est pas le retour tout mou sur son passé de teenage pop star qui me convaincra... Perso, je la verrais bien pousser la chansonnette dans l'Acte 4 de Dr Horrible.
6. Michael Rosenbaum (Smallville)
(qu'on applaudit, pour avoir achevé son supplice)
7 ans qu'aura perdu Michael Rosenbaum sur Smallville. 7 ans à jouer avec des acteurs aussi médiocres que Tom Welling et Kristin Kreuk. Celui qui m'aura fait tenir jusqu'à la fin de la deuxième saison aura néanmoins acquis une fanbase plutôt solide. Et s'il conserve la coolitude dont il faisait preuve dans One Girl, Two Guys ou plus récemment dans It's Always Sunny In Philadelphia, j'attends son retour de pied ferme.
5. Neill Patrick Harris (How I Met Your Mother)
Alors oui, il a le perso le plus drôle de la série (même le seul), oui, il a les meilleurs répliques, et oui son unique présence justifie qu'on regarde le show. Mais il suffit de le voir dans Dr Horrible, pour réaliser ô combien il est génial et ô combien il perd son temps sur HIMYM. Vivement donc qu'elle soit annulée, qu'il passe à autre chose.
4. Elizabeth Mitchell (Lost)
Un personnage féminin fort et charismatique, bien écrit et bien interprété dans Lost, c'est possible. Celle qui fut la révélation de la saison 3 de la série, et qui n'aura jamais aussi bien représenté les deux facettes de l'île, séduisante et mystérieuse à la fois, aura été vraiment mal lotie cette (demi) année, avec un centric épisode qui restera anecdotique. Le nombre d'habitants de l'île ayant à présent fortement baissé, gageons qu'elle aura un peu plus d'antenne et des intrigues plus consistantes.
3. Nathan Fillion (Desperate Housewives)
Non, le pauvre Nathan, pourtant bien content de jouer dans une série qui est regardée, ne marquera pas la série comme ont pu le faire certains personnages secondaires du drama par le passé. Si sa partenaire Dana Delaney redynamise (un peu) le show avec un rôle très similaire à celui de Marcia Cross, il hérite quant à lui d'une partition banale et sans consistance, le limitant à balancer des regards mystérieux et à débiter ses dialogues sur un ton monocorde. Affadir Malcolm Reynolds, il est vraiment fort Marc Cherry !
2. Felicity Huffman (Desperate Housewives)
Si la sublime Marcia Cross épouse parfaitement la série, Felicity survole l'intégralité du cast sans se forcer. La meilleure actrice de la série, et sans doute l'une des meilleurs du petit écran, mérite bien plus que l'ennuyant personnage de Lynette Scavo, et plus largement la routinière et plate série qu'est devenue Desperate Housewives. Et ce même si la crédibilité du couple qu'elle forme avec Doug Savant me fascine toujours autant...
1. Kirsten Bell (Heroes)
On en aura fait tout un fromage de son arrivée dans Heroes. Mais, et c'était couru d'avance, c'était nul. Pas que son perso. Tout. Et je n'ose pas mentionner la voix off dans un certain teen-show tout rabougri. OK, Kirsten, faut bien payer ses factures, mais faut se ressaisir, là.
30 mai 2008
10 Good Vibrations *
La saison 2007/2008 s'est achevée il y a maintenant une semaine sur les networks, avec la diffusion du final de Lost. Une saison évidemment particulière, en raison de la grève, qui incida parfois en bien, souvent en mal, sur les intrigues des séries. Une saison particulièrement pauvre en nouveautés de qualité, mais pas avare en surprises et en impressionnants numéros d'acteurs. Top 10 des séries de l'année :
10 - Lost - Saison 4

La fin de la saison 3 marquait bel et bien le début d'une nouvelle ère pour la série. Un nombre d'épisodes pré-déterminé, une fin programmée, et le show devient enfin une oeuvre propice aux expérimentations scénaristiques, à une mythologie maitrisée, et à une narration fluide et plus ou moins solide. Alors que les autres succès d'ABC se répètent et tournent en rond, Lost surprends et n'a jamais eu autant d'intérêt.
9 - Damages - Saison 1
Sur le papier, rien de bien folichon. Un drama judiciaire made in FX, lancée après Dirt et The Riches, avec une actrice out au cinéma. Mais l'expérience The Shield aura au moins appris une chose à Glen Close : l'humilieté. On attire le public avec un nom, on le conserve avec des auteurs (En l'occurence, des ex des Sopranos) et un cast talentueux. In your face, Courteney Cox !
8 - The Office - Saison 4
Le moment où le côté subjectif de ce classement culmine. Car oui, la saison 4 de The Office est la moins bonne, la moins bien structurée et plus laborieuse. Mais il s'agit toujours de ma comédie préférée (et la seule de ce classement !). Et je tâcherai de dire pourquoi très bientôt.
7 - Dexter - Saison 2

J'ai toujours eu du mal avec les séries de Showtime. La faute à un manque de souffle qui fait que de bonnes séries deviennent des oeuvres majeures. Et une certaine difficulté à surmonter leur postulat de départ généralement provocateur. Dexter l'a pourtant fait. Une saison bien mieux construite que la première, un humour noir toujours présent et surtout une humanisation bienvenue du personnage principal. Mes seules inquiétudes ? Une persistante maladresse dans l'utilisation de certains personnages secondaires, et, surtout, l'abscence de véritables enjeux pour la prochaine saison.
6 - Friday Night Lights - Saison 2
Soyons honnêtes, cette seconde saison aura été inférieure à la première. Mais légèrement. L'accentuation du côté soap au détriment du football n'aura pas fait du bien à la série : quelques intrigues hautement dispensables, à savoir les mésaventures des parents Taylor, le vol du dealer, et bien entendu le meurtre du violeur de Dillion. Dans une certaine mesure, les scénaristes sont tombés dans le même piège que ceux de The Office : épicer un quotidien dont la banalité faisait pourtant la force.
5 - House - Saison 4
La claque de l'année. Je n'attendais plus rien de la série, que je pensais prisonnière de son canevas de base, insusceptible de prendre le moindre risque. A l'instar du retour de la femme de House ou la promotion temporaire de Foreman, je voyais déjà les conséquences du licenciement des trois houses-boys traitées par dessus la jambe. Bien mal m'en a pris. (J'aime bien cette expression) Après un season premiere déroutant, la série repart sur de nouvelles bases et, enfin, ose : l'intelligence de la série ne se limite plus aux dialogues, elle se ressent dans la narration. Deux parties pas si distinctes et tout aussi maitrisées : la première, jouissive, centrée sur le recrutement des nouveaux larbins, et une seconde, post-grève, centrée sur la relation délicate House-Wilson, avec une Anne Dudek impériale. Unique regret, les nouvelles fonctions peu convaincantes des trois anciens.
4 - In Treatment - Saison 1

Une oeuvre formidable, tout simplement. L'une de ces rares séries où ce n'est pas l'histoire qui nous fait revenir jour après jour, mais le jeu des acteurs. Des comédiens que l'on redécouvre (Melissa George, Blair Underwood) d'autres dont apprécie plus que jamais la maturité et la justesse de l'interprétation (Gabriel Byrne, Michelle Forbes) et une jeune prodige nommée Mia Wasikowska, au service d'une fascinante plongée dans l'intime et les non-dits, et d'une nouvelle et passionnante démonstration de la complexité de l'être humain. Eh oui, rien que ça.
3 - Breaking Bad - Saison 1
2ème show pour AMC, et encore un coup de maître. Breaking Bad, c'est une série de Vince Gilligan, ex-scénariste de The X-Files, qui mêle avec talent suspense policier et drame famillial, mais c'est surtout un cast aux petits oignons : Bryan Cranston, génial, qui explose après 8 années de sous-exploitation dans Malcolm, mais aussi des seconds rôles parfaitement interprétés (l'excellente Anna Gunn, qui prouve qu'une femme enceinte dans les séries, ça peut être bien) au service d'une histoire qui aurait pu sombrer dans le pathos, ou à l'opposé dans le cynisme facile, mais qui fait au final réfléchir, rire, s'émouvoir et surtout passionne. Bref, ce que Weeds n'a pas réussi à faire en trois saisons.
2 - The Wire - Saison 5
S'en est finalement allée un peu moins discrètement qu'elle aura existé. The Wire, c'est pourtant le summum du drame social, politique et policier à la télévision, et, à bien des égards, une version épurée des oeuvres majeures de la chaîne, qui, chacune, se sont efforcées de dépeindre une société qui se disloque, où hommes et femmes sont prisonniers d'un système dont ils sont pourtant les instigateurs. Merci à Ed Burns et son équipe pour ce véritable chef d'oeuvre, et surtout merci aux jeunes acteurs.
1 - Mad Men - Saison 1

Le numéro 1 de la rentrée est aussi le numéro 1 de cette saison. J'ai un énorme faible pour les 60s dans le cinéma US. Une période graphiquement somptueuse, foisonnante, de transition dans l'histoire des Etats-Unis, et donc propice à une analyse d'une société en mutation. Mais ce sont les personnages, qui retiennent, là encore, notre attention. Autour d'un John Hamm au charisme renversant, se meuvent des hommes et (surtout !) des femmes d'une beauté et d'une complexité égales. Mention spéciale à Vincent Kartheiser, que j'ai redécouvert scène après scène.
* en hommage au numéro 10 de ce classement, évidemment...
13 février 2008
Fin de la grêve !
Les scénaristes doivent reprendre leurs stylos, et les acteurs doivent écourter leurs vacances. Aujourd’hui, c’est officiellement la fin de la grève. Pour fêter ça, un petit classement ! (J’aime bien les classements…). Network par network, je sélectionne le meilleur et le pire des séries télé.
CBS

On commence par la chaîne des vi... des seniors. Aucun drama du network ne m’a jamais vraiment intéressé, sauf peut-être en 2005, Smith, une éphémère série de John Wells aux airs soderberghiens au potentiel certain. Aujourd’hui, seul Cold Case mérite selon moi le coup d’œil. Un cop-show créé par Meredith Stiehm, une ex de NYPD Blue et d’E-R, et produite par Jerry Bruckeimer. Un mélange un peu antinomique qui se voit à l’écran : une série formellement soignée, aux thèmes parfois très intéressants, mais un traitement répétitif et des acteurs principaux qui semblent étouffer dans leurs rôles respectifs. Danny Pino m’a ainsi nettement plus marqué en quelques scènes dans The Shield que durant ses quatre années de Cold Case.
Quant à la pire série, par contre, ya du choix. Néanmoins, CSI Miami l’emporte clairement sur Ghost Whisperer ou encore Moonnlight, et ce pour de multiples raisons déjà évoquées ailleurs. On retiendra surtout son cast masculin particulièrement mauvais, ses scénarios plats et à la moralité souvent douteuse, et une réalisation qui ferait parfois passer Tony Scott pour un paralytique.
ABC
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Le network du moment. Un retour en grâce opéré lors de la fameuse saison 2004/2005 et une flopée de gros succès d’audience et critiques. Mais ABC, c’est surtout la (presque) seule nouveauté de qualité de la rentrée : Pushing Daisies. Pourtant, pour l’instant, il s’agit de la série la moins réussie de son créateur, Bryan Fuller, alors même qu’il semblerait que ce soit celle où il s'est le plus impliqué. J’attends le premier véritable arc, et surtout de voir si ce qui fait pour l’instant son originalité, à savoir son univers acidulé, son romantisme assumé, et sa voix off constamment présente, ne deviendront pas avec le temps ses plus gros défauts.
Bon numéro 2 : Boston Legal. le très bon spin-off d’une autre excellente série que je découvre aujourd’hui en DVD, et qui s’est énormément amélioré après une première saison pour le moins moyenne. Mais les défauts inhérents aux productions Kelley, à savoir un cast interchangeable (mis à part son « Big 3 », Bergen, Shatner et Spader), et corrélativement un manque criant de cohérence intersaisons la relèguent en deuxième place.
Comme c’est trop facile de taper sur Cavemen, la palme de la pire série reviendra à Private Practice, akka la maison de retraite des acteurs qui n’arrivent pas à avoir leur propre show, akka le spin-off qui ne sert à rien et qui est écrit avec les pieds.
NBC

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J’en ai parlé il y a deux jours, Friday Night Lights est de mon point de vue le meilleur drama diffusé sur les networks aujourd’hui. Après une première saison parfaite, les scénaristes ont dû faire quelques concessions, en atténuant notamment le côté foot au profit du soap, et ce pour un résultat plus ou moins heureux. Mais FNL reste FNL, à savoir une justesse d'écriture, de talentueux interprètes et une réalisation simple mais poignante.
Ex-æquo avec The Office, qui, après quatre saisons, reste ma comédie préférée. Et parce que durer en maintenant la qualité est la marque des grandes séries. Il reste que le faible volume d'épisodes finalement produits cette année lui a été sûrement bénéfique !
La pire série, NBC l’a renouvelée contres toutes attentes l’année dernière, c’est Las Vegas. Une série débile et superficielle à l’image de son sujet. Je n’ai pas pu tenir plus de deux épisodes. Désolé, Tom, mais tu mérites mieux.
FOX

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La FOX peine à offrir des dramas de qualité ces derniers temps. Avec son excellent début de quatrième saison, House se hisse sans peine en haut du podium. Il est toujours très rare de voir un formula show briser les règles qui ont fait son succès. David Shore l’a pourtant fait. Espérons qu’il continuera sur cette voie.
Mention spéciale: Back To You. Tout simplement parce que je reste un grand amateur de sitcoms aux rires enregistrés. Et parce que Kelsey Grammer et Patricia Heaton, c’est quand même la classe. Et en plus, on a droit à un générique.
La pire série : Prison Break. La première saison était grotesque, mais avait le mérite d’être quelque peu maitrisée. La saison 2 maintenait l'illusion, mais avec la saison 3, on touche définitivement le fond. La FOX, la chaîne des extrêmes. Soit on annule au bout d’une poignée d’épisodes, soit on prolonge indéfiniment.
The CW

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Ben, il y a bien Gossip Girl et Aliens in America qui sont sympathoches, malgré leurs génériques tout pourris. Mais j’attends de voir une saison complète avant de me décider.
Côté ratages, ya par contre toujours l’embarras du choix : Reaper, One Tree Hill, Smallville…
The WB me manque…
31 décembre 2007
The Comeback(s)
Qu’on se le dise, 2008 sera l’année des nostalgiques et des déçus par l’offre télévisuelle actuelle. Elle marquera en effet le retour de trois univers majeurs, ceux de Chris Carter, Bryan Fuller, et Joss Whedon. Si les deux premiers verront l’une de leurs œuvres se poursuivre sous une autre forme, le dernier (le plus grand !) nous proposera une toute nouvelle création. Tour d’horizon de ces comebacks souvent fantasmés.
Dead Like Me, the next generation
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Ejecté après quelques épisodes par Showtime, le créateur de Dead Like Me, Bryan Fuller, fut remplacé par John Masius au poste de showrunner, qui, à la surprise générale, assura la relève avec talent. Durant deux saisons, nous suivîmes avec plaisir les pérégrinations de George Lass (Ellen Muth), adolescente tuée par les toilettes de la station MIR (j’aime toujours autant cette phrase !). Dès lors commence pour elle une "après-vie", celle de faucheuse d’âmes, auprès de Mason (Callum Blue), Betty (Rebecca Gayheart) puis Daisy Adair (Laura Harris) et Roxy (Jasmine Guy) tous guidés par Rube (Mandy Patinkin). Commence également pour sa famille, et en particulier pour sa jeune sœur Reggie (Britt McKillip), une nouvelle vie et la difficulté de faire le deuil d’une personne qu’elle aimait, mais ne connaissait pas vraiment. Un rythme narratif un peu lent et des audiences trop faibles auront raison de la série au bout de deux saisons. Le dernier épisode me semblait conclure la série de manière satisfaisante. Si la mythologie, une fois encore, passait au second plan, les quêtes existentielles des personnages semblaient trouver certaines issues. Ces 29 épisodes suffiront à en faire une série culte (même si je n’aime pas utiliser ce terme à tour de bras). Un jeu de rôles on line est même créé par des fans, et très vite, l’éventualité d’une suite semble possible.
C’est sous la forme d’un film, distribué directement en dvd, que s’effectuera finalement ce retour, histoire de tester le potentiel commercial (et accessoirement artistique) d’une nouvelle saison. Un teaser a depuis peu fait son apparition sur la toile, nous offrant l’occasion de découvrir les premiers changements. Si la petite Reggie a bien grandi (dans tous les sens du terme), des nouveaux visages font leur apparition. Rube étant parti, c’est un nouveau chef qui débarque, incarné par Henry Ian Cusick (alias Desmond dans Lost). Quant au personnage de Daisy Adair, il est désormais interprété par Sarah Wynter. Si je pense m’accommoder du premier changement, et ce même si l’alchimie entre Muth et Patinkin me manquera, le recasting sera sans doute difficile à avaler. De manière générale, je ne supporte pas cette méthode. Dans le cas présent, le physique angélique et mystérieux, et le jeu de Laura Harris participaient beaucoup à la réussite du personnage, qualités que sa successeur, de mon point de vue, ne possède pas. Néanmoins, l’absence de disparition pure et simple du personnage laisse espérer que les scénaristes ont encore des choses à raconter à son sujet. Soyons rassurés, on a encore notre bon vieux Mason, la seule et unique George mais aussi sa petite famille, et notamment sa mère incarnée par l’excellente Cynthia Stevenson.
Il reste que l’impression d’avoir affaire à un nouveau pilote reste très présente. Si on ignore encore combien de temps s’est écoulé depuis le dernier épisode, certaines pistes nous sont données. Il semblerait ainsi que George entre en relation avec sa sœur, et que l’arrivée du nouveau boss perturbe légèrement la petite équipe.
Le bonheur de retrouver la petite équipe après tout ce temps reste néanmoins intact… Je préfère beaucoup plus Wonderfalls, plus drôle et plus cynique, mais le besoin de compenser la naïveté de Pushing Daisies se faisait pressant. J’espère qu’on aura droit au générique !
The X-Files 2 : Fight the Past
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Une chimère. Le deuxième film tiré de l’œuvre maitresse de Chris Carter a longtemps été espéré par les fans. Le premier film avait pourtant été une déception pour ces derniers. Véritable patchwork des différents éléments mythologiques de la série au format cinémascope, son intérêt était pour le moins limité. De plus, les quelques scènes réussies, comme celle d’ouverture, ne compensaient pas certaines très ridicules. (Ah, le décongelage expresse de Scully dans le vaisseau spatial...) Bref, un divertissement agréable, mais creux. Un vrai film de studio. Le succès fut pourtant au rendez-vous, et ce, pour une seule et unique raison, le film avait touché la plus grosse part du public. En effet, rappelons-le, la série fut un phénomène de mode des années 90. Et comme toute mode, la majorité de ceux qui y avaient succombé étaient loin de l’apprécier à sa juste valeur. Il s’agissait en grande partie d’un public connaissant plus ou moins les codes de la série et peu exigeants à l’égard de ceux qui la concevaient. Quant aux rares personnes à n’en avoir jamais vu un épisode, elles étaient assurées de ne pas être perdues, au cours de cette rétrospective non avouée des moments mythologiques clés de la série. Bref, Carter avait réussi là où Whedon avait échoué avec Serenity. Conquérir un nouveau public.
Bref, le film fut un gros succès de l’été 98. Néanmoins, la mise en chantier d’une suite fut longue. Cela essentiellement en raison de l’existence de la série, qui s’acheminait alors vers la conclusion de ce qu’on appellera plus tard la première mythologie. Au final, cette première incursion cinématographique s’apparentait plus à produit dérivé parmi tant d’autres. Pourquoi attendre donc ce nouvel opus ? Tout d’abord, le plaisir de retrouver des personnages intemporels interprétés par les acteurs d’origine, mais aussi la probable grande qualité de ce qui sera en fait une fausse suite. Il s’agit en effet en aucun cas d’une suite du premier film, dont les évènements se déroulaient entre la cinquième et sixième saison, mais plus d’un épisode indépendant, doté de sa propre intrigue. Et c’est vraiment une bonne chose. La mythologie de la série, si elle s’est, au fil des saisons, sérieusement embourbée, ses loners, eux, grandissaient en qualité (et se bonifient même avec le temps). Chose que Whedon n’a pas su faire. La géniale saison 5 de Buffy, celle de la maturité, la mieux construite, n’a qu’un seul point faible : ses épisodes indépendants, qui peinent à renouer avec la qualité et la fraicheur de ceux des saisons précédentes. Sentiment qui s’accentuera par la suite, (à quelques exceptions près), et surtout lors des déplorables premiers épisodes de la cinquième saison d’Angel.
Mais revenons-en à Carter. Celui-ci n’a absolument rien fait pour la télévision depuis 2002. On peut donc espérer qu’avec l’aide du fidèle Frank Spotnitz, il aura eu le temps de nous concocter une histoire riche et passionnante qui renouvellera avec talent l’univers originel et saura nous offrir des perspectives intéressantes, et surtout tâcher de nous faire oublier The Truth. Après tout, c’est pas tous les jours qu’un auteur a l’occasion de prendre du recul sur son œuvre et se voit offrir l’occasion d’en corriger les défauts !
Joss Whedon's Dollhouse
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J’ai réussi à dire du bien de Chris Carter, et à critiquer Joss Whedon. A deux reprises. Comme quoi, tout est possible. Preuve supplémentaire, Mutant Ennemy rouvre ses portes. Tout le monde l’attendait sur grand écran, tout le monde le voyait dans des comics, et le revoilà à la télé. Joss Whedon est de retour à la télé US avec une nouvelle série, un nouvel univers, et… sur la même chaîne. On le sait depuis octobre, la FOX diffusera Dollhouse, avec Eliza Dushku, inoubliable interprète de Faith. Inoubliable, c’est le mot. Je l’ai déjà dit, je ne suis pas trop fan du recyclage d’acteurs, pratique très à la mode aujourd’hui, (particulièrement sur ABC) et j’espère donc que les autres rôles seront confiés à de nouvelles têtes. Les trois premières œuvres télévisuelles de Joss avaient en effet été de véritables viviers de nouveaux talents, pour la majorité mal exploités par la suite (Alexis Denisof, où es-tu ?), mais néanmoins marquants. Un cast de quasi-inconnus me conviendrait donc parfaitement, avec éventuellement quelques guest-stars bien choisies.
La trame générale de la série est connue à présent de tous les intéressés. Il s’agit d’une série d’espionnage-SF, centrée sur le personnage interprété par Dushku, Echo, une doll, à savoir un agent spécial formé pour exécuter certaines missions, et dont le moindre souvenir est effacé périodiquement. Un concept original et risqué, donc, dans la lignée des œuvres précédentes de son auteur. Grand admirateur de Matrix (l’un des très rares blockbusters ayant proposé un univers totalement original au cinéma ces dernières années - enfin, si on exclue l'existence du cinéma asiatique), ce dernier a reconnu une certaine influence du film des frères Wachowski. Il n’y a qu’à espérer qu’il saura dépasser les gimmicks de cet univers très codé pour le réinventer intelligemment, et s’éloigner ainsi le plus loin possible d’un certain avant-dernier épisode de la saison 4 de Buffy.
Malgré son côté inattendu, ce retour à la télévision reste logique. Il s’agit de l’un des auteurs ayant le mieux exploité ce format à la télévision américaine. La narration fractionnée et étendue sur la durée qu’est celle d’une série télé est clairement la plus adaptée à son écriture centrée sur l’évolution des personnages et aux mythologies complexes et cohérentes. La qualité moyenne de ses season premiere est de ce point de vue très révélatrice. C’est sur la durée que ses talents de conteur s’expriment le mieux. La FOX l’a d’ailleurs bien compris, en commandant d’emblée sept épisodes. Comme quoi, ils sont moins c... qu'avant.
Soyons honnêtes, j’espère que la grêve s‘achèvera surtout pour que Joss puisse se mettre au boulot, et que je puisse voir très rapidement sur mon petit écran près de trois quarts d’heures de délice télévisuel clôturé par un Executive Producer Joss Whedon.
