11 novembre 2009
Not really brillant, but cancelled
Ca y est, la nouvelle est tombée. Mais cette fois-ci, j'en veux pas à la FOX. Enfin, pas trop. Car si la case horaire du vendredi soir fut en effet meurtrière, et le deuxième pilote vraiment nul, la série s'est cherchée beaucoup trop longtemps. Presque une saison, en fait.
Restent à présent neuf épisodes plein de promesses, la principale étant évidemment de nous faire regretter la fin de la quatrième série de Joss Whedon.

20 août 2009
The CW
Un petit bout de temps qu'elles se baladent sur la toile, voici l'une des affiches teaser du nouveau film de Joss, co-écrit avec Drew Goddard, également réalisateur pour l'occasion. Une comédie horrifique prévue pour février 2010, avec Bradley "Josh Lyman" Whitford et Richard Jenkins (le patriarche de la famille Fisher) en têtes d'affiche, et avec la participation de Fran Kranz, Amy Acker et Tom Lenk (ben oui, des p'tits jeunes, quand même.)

Un retour aux sources pour un auteur qui aimerait sans doute renouer avec le succès.
En attendant un premier trailer, on y croit très fort.
09 août 2009
De retour...

L'année dernière, un certain génie de la télé US marquait l'été d'une web série musicale géniale. Cette fois-ci, c'est sur dvd qu'il nous propose le pilote et le season finale non diffusés de sa dernière série. A la non-surprise générale, deux excellents épisodes. Si grâce au premier, la déception que fut la saison passée prends tout son sens, le deuxième, non content d'être une véritable claque, donne à la saison à venir tout son intérêt.
Alors merci pour les pièces manquantes du puzzle, Joss, et vivement septembre !
07 octobre 2008
Teasing
OK, on est encore loin des affiches de la saison 3 de Friday Night Lights, et question originalité, on repassera, mais c'est quand même plutôt beau.
27 mai 2008
Dollhouse : la première photo vraiment rassurante...
sur la qualité de la série. Ca rappelle en effet à tout le monde quelque chose...

16 mai 2008
Dollhouse : Premier Teaser
Le premier trailer de Dollhouse est disponible, et ouf, la première photo promotionnelle ne reflétait en aucun cas l'univers de la série. Plus que 8 mois...
06 mai 2008
Joss en bulles : mois d'avril
Bon, ben pas grand-chose en matière de séries. Les pilotes de la rentrée prochaine sont en pleine production, les networks ont repris la diffusion des derniers épisodes inédits et concluent plus ou moins discrètement les saisons de leurs séries tandis que le sort de certaines d’entre elles reste en suspens jusqu’aux très proches upfronts.
Côté comics, j’ai achevé récemment la lecture des derniers numéros de la saison 8 de Buffy et de la saison 6 d’Angel, et de Serenity : Better Days, un épisode dessiné de Firefly. Un peu en retard, je l’avoue.
Buffy, the Vampire Slayer
8x13 Wolves at The Gate – Part 2
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C’est Drew Goddard, qui, malgré ses fructueuses collaborations avec JJ Abrams, n’a pas oublié Joss, et s’est attaqué à cet arc, le troisième, d’une saison jusque là plutôt satisfaisante. Un mot sur les couvertures, tout d’abord. Elles sont simplement magnifiques. Jon Foster succède avec talent à la grande Jo Chen, en nous offrant de véritables gravures, quasi oniriques, illustrant avec subtilité les tourments des persos dudit épisode. Celles de Georges Jeanty font vraiment pâle figure à côté.
Côté histoire, on poursuit directement, donc, sur l’intrigue amorcée dans la première partie, qui avait surtout fait parler d’elle pour la nouvelle relation amoureuse de la tueuse, Siatsu. Avec le recul, cette évolution me semble naturelle. Buffy n’a jamais trouvé d’équivalent à Angel. Riley était trop fade, Spike, trop tordu, et dans un univers quasi exclusivement féminin et quelque peu anarchique, l’expérience était presque inévitable.
Ce qui m’avait surtout surpris, c’est le retour de Dracula. Apparu dans le déplorable premier épisode de la saison 5 de la série, il n’avait plus jamais donné signe de vie depuis. A mon plus grand bonheur. Si certes, le scénario de Marti Noxon, contemplatif et prévisible, n’aidait pas, le fait de faire appel à un perso tellement connu était déjà risqué. Jusqu’à cet épisode, la mythologie de la série, si elle se nourrissait de figures archi-connues du bestiaire fantastique, n’avait jamais utilisé une figure connue en particulier. A croire que qu’une série impliquant une tueuse de vampires se devait de mettre en scène cette rencontre. Le moment choisi par Joss n’était pas non plus inopportun : en ce début de saison 5, ce n’est plus une « simple » tueuse qui rencontre un mythe, mais un mythe en devenir qui en rencontre un autre reconnu.
Avec ce numéro, c’est l’aspect comique de cette oubliable aventure que Drew et Joss ont fort heureusement choisi d’exploiter pour ce retour du perso : la relation maître/esclave créée alors avec Xander. Et ça fonctionne. Drew aime ce personnage, et l’avait déjà mis en scène dans une aventure indépendante sur papier, et c’est un plaisir de découvrir ce qu’il est devenu.
En quelques planches, c’est une véritable désacralisation du personnage qui est opérée, et ce via une hilarante scène d’apéritif. Le côté granguignolesque du personnage ainsi que son arrièrisme sont accentués, et c’est sans problèmes qu’il réintègre l’univers de la série. On revient au passage, via Andrew, (perso dont la version papier ne me convainc d’ailleurs toujours pas) sur les évènements ayant directement fait suite à Chosen. Oui, derrière ses vieilles blagues sur les caddies du supermarché, Xander souffrait de la mort d’Anya, et c’est très logiquement qu’il est parti se ressourcer chez son seul ami de sexe masculin, Dracula. (Ca aurait pu marcher avec Oz aussi, mais bon.)
Drew, en grand nostalgique, marque son attachement à l'humour de la série, et ce en allègeant une narration jusqu'à là plutôt ambitieuse par des moments de pur vaudeville. Après le défilé dans la chambre de Buffy dans le numéro précédent, ce sont ainsi les retrouvailles Xander-Dracula qui émaillent cette seconde partie, cortège de dialogues savoureux et de références inattendues. (Oui, Xander a maigri…)
Je passe sur l’histoire en tant que telle, et préfère attendre la dernière partie avant d’éventuellement me prononcer. Cet épisode, quant à lui, s'achève à Tokyo, où les évènements annoncent une prochaine arrivée de Buffy.
Au final, ce quatorzième numéro ne fait que confirmer une chose. La série télé est maintenant très loin. Le concept même a changé. Malgré l’arc en cours, les vampires ne sont plus vraiment d’actualité, la métaphore du passage de l’adolescence à l’âge adulte n’a plus vraiment lieu d’être, (notamment avec une Dawn encore très en retrait), et les persos dispersés aux quatre coins du monde n’aident pas vraiment à recréer l'ambiance unique de l'oeuvre. Avec le recul, la saison 7 s’avérait vraiment être une année de transition. Celle vers un cycle plus épique, plus mystique, et donc plus ambitieux. L'histoire n'est plus un simple moteur pour faire évoluer les personnages, elle est tout aussi importante qu'eux.
Le manque de moyens financiers de la série avait avant tout permis une chose. : raconter une histoire à échelle humaine. Si le premier arc de cette saison 8 se perdait quelque peu dans la démesure des décors et des évènements, permise par une version papier, les numéros suivants ont atteint un certain équilibre, grâce encore une fois à des dialogues impeccables et surtout un affectif encore inattaquable pour les personnages. La narration se fluidifie de numéro en numéro, et le ton est certes différent, mais sonne toujours juste. Et ce même si le générique me manque toujours autant…
Angel : After The Fall
6x06 First Night - Part 1
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6ème numéro, et on est donc à mi-chemin de cette saison papier toujours aussi peu convaincante. La faute aux graphismes, tout d’abord. Très moyens au cours des cinq premiers numéros, le cas est particulier dans cette dernière fournée, différents dessinateurs y ayant collaboré, chacun ayant hérité d’un segment de l’histoire.
La particularité de ce nouvel arc est en effet de revenir sur les parcours des différents protagonistes de la série, postérieures aux évènements de No Fade Away. Qu’est il arrivé à Spike, Illyria, Gunn, Connor ou encore Lorne ? Bryan Lynch s’est mis en tête de nous le raconter, et ce après nous avoir laissé sur un face à face crucial dans le numéro précédent. (J’en connais un qui a trop maté Heroes…).
Si il est encore tôt pour juger de l’opportunité de flashbacks aussi détaillés, puisqu’il ne s’agit que de la première partie, il y a de quoi rester sceptique. On commence avec Spike, avec un graphisme très agréable, proche d’une série d’animation, et une approche plutôt bien vue de la réaction du personnage face à ce qu’il vient de vivre. S’en suit une rencontre avec Illyria, redevenue brièvement Fred, pour finir sur un bien trop rapide to be continued. Et on passe à Connor. Côté graphismes, c’est plutôt pas mal. Toujours un grand plaisir à revoir des scènes majeures de la série version dessin. (Ici, la naissance dans la ruelle). Côté texte, ça roule aussi, même si c’est là encore beaucoup trop court. Petit bémol, le fait de connaître les pensées du personnage. Très Peter Parkien, le côté ado qui se balade en ville en s’interrogeant sur son héritage et son passé ! Un procédé d’autant plus déstabilisant que le personnage était jusqu’à là plutôt difficile à cerner psychologiquement. (Ah, la saison 4…)
Le vrai ratage, mais c’est peut-être une question de goûts, c’est le récit de Lorne. J’avais déjà été horrifié par le numéro marquant ses retrouvailles avec Angel. Je ne voulais pas le revoir. Pas si tôt. Sa sortie avait été excellente. Naturelle et tragique à la fois. Le second personnage le plus « innocent » de la bande avait finalement été corrompu, et ne serait jamais plus le même. Son éventuel retour au bout d’un certain temps n’en aurait été que plus fort. Mais non. Le revoilà, dans une débauche de couleurs indigne de la charte graphique de la série, et aux dessins hideux à force de délires et de second degré.
Dans ce numéro, c’est sur une double page que nous sont retracés rapidement ses errements et la découverte de son havre de paix. Moi qui m’imaginais une longue déchéance semblable à celle d’Angel post malédiction, qui aurait métamorphosé le perso…
Bref, encore très peu convaincu par cette saison 6, que je voyais encore plus sombre, plus complexe, et surtout dans la continuité de la série. Si narrativement, c’est encore de la mise en place déguisée, graphiquement, c’est vraiment pas ça non plus. Un graphisme ultra-réaliste, à l’image de celui du segment Connor, aurait davantage collé à la série selon moi. Oui, j'en viens même à espérer que cette impression de casting de nouveaux dessinateurs soit justifiée.
Ce numéro, en tant que tel, est donc très moyen. Et ce n’est pas la couverture, digne d’un collage de fans, qui arrange les choses. Déception et frustration, donc, pour l’instant.
Pour l’avenir, j’espère néanmoins :
- que les numéros suivants, centrés sur Wesley, Gunn, et Gwen seront plus consistants.
- que le futur spin-off centré sur Spike sera assuré par le même dessinateur du segment de ce sixième numéro.
- que Franco Urru acquière la conscience professionnelle de Jo Chen et Jon Foster
- que Joss soit toujours à la tête de tout ça.
Serenity : Better Days - Part 2
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Sans doute un brin dégoutés de ne pas avoir les droits d’Angel, Dark Horse se rabat sur la troisième série de Joss. Serenity : Better Days, c’est un épisode indépendant de Firefly en trois parties, se déroulant avant les évènements du film éponyme. L’occasion de revoir Wash et Sheperd, mais surtout de se replonger dans une narration légère et savoureuse, moins saccadée que celle du long métrage, et donc plus proche de la série originelle.
L’une des forces de Firefly, on ne le dira jamais assez, c’était l’alchimie de son cast. Une alchimie qui est évidemment difficile à recréer sur papier. Mais la justesse des dessins et des dialogues donnent un véritable charme à une histoire de facture (pour l’instant) plutôt classique. Renvoyant en effet les personnages au cœur de la civilisation, elle fait ressurgir notamment une figure du passé d’Inara, perso quelque peu délaissé lors du long métrage (du moins dans le montage final).
Bref, un moment agréable avec Mal Reynolds et son équipe, dans l’attente d’un hypothétique second film, qui pourrait peut-être voir le jour si Joss et Nathan Fillon se distinguent à la rentrée, dans leurs projets respectifs. Je sais, je rêve.
De toute façon, en septembre, finie la nostalgie. Place à la nouveauté et à de la bonne vieille série télé, à du Joss Whedon en live et à du Amy Acker en chair et en os. "Dollhouse", c'est quand même plus emballant, surtout quand il paraît que même le scénario du pilote est bon…
21 mars 2008
Dollhouse : on recherche scénaristes
On l’a appris il y a maintenant quelque temps, Sarah Fain et Elizabeth Craft, évincées de leur propre série, Women’s Murder Club, ont rejoint Joss et Tim Minear sur Dollhouse. Inutile de dire qu’elles ont sûrement gagné au change. L’occasion de voir, qui, des autres principaux scénaristes du whedonverse, serait éventuellement libre pour la saison prochaine (ou à la rigueur jusqu’à janvier…), et de revenir brièvement sur leurs carrières post-whedon respectives.
Les Winners :
- Drew Goddard
Est connu pour avoir offert à la dernière saison de Buffy ses meilleurs épisodes, et pour avoir été récupéré par JJ Abrams sur les deux dernières saisons d’Alias, suite à l’annulation d’Angel. Abrams, qui ne le lâche plus, puisque après l'avoir testé sur Lost, lui a confié l'écriture du très fun Cloverfield. Incontestablement l’homme à surveiller…
- Shawn Ryan
A bossé sur la seconde saison d’Angel, au, cours de laquelle il signe un épisode mythologique crucial et quelques loners de qualité. A revoir d’un nouvel œil, The Thin Dead Line, centré sur un commissariat de police de L.A aux méthodes très particulières.
Cette année s’achève sur FX son chef d’œuvre, The Shield, au bout de sept saisons. Il est aussi le co-créateur de The Unit, ce qui reste pour moi une énigme…
Les Vétérans :
- Jane Espenson
Est connue pour avoir signé certains des épisodes les plus drôles et les plus marquants de Buffy. La justesse et l’intelligence de ses dialogues lui ont permis de bosser sur de nombreuses séries de qualité, parfois même avec d’autres membres du Buffyverse. Citons Gilmore Girls, The OC, Tru Callling, (dont elle supervise même la très bonne (et très courte) seconde saison), The Inside, et actuellement Battlestar Galactica, qui s’achèvera cette année.
- David Fury
S’est chargé des épisodes les plus délicats de Buffy et d’Angel. Il est ainsi l’auteur de l’avant dernier épisode de la saison 4 de Buffy et de son sixième season finale. A ensuite fait partie des scénaristes de Lost (où il rédige mon épisode préféré, Walkabout), avant d’être viré au bout de la première saison et de se fourvoyer dans 24. Mais bon, un emmy sur les deux coups, c’est quand même pas mal…
- Marti Noxon
A créé sa propre série, Point Pleasant (pas vu !) tout de suite après l’arrêt de Buffy, où elle occupait alors le poste de numéro 2. Est surtout connue pour avoir signé les épisodes les plus noirs de la série (et accessoirement parmi les moins bons…) et a supervisé la saison 6 de la série en l’absence du patron, occupé par Firefly.
La qualité douteuse de ses projets post-Buffy n’a pas aidé à se faire une meilleure opinion d’elle, puisqu’elle participe aux premiers épisodes de Prison Break et de Brothers & Sisters, avant de rejoindre l’équipe de Grey’s Anatomy. Elle est actuellement numéro 2 sur Private Practice.
- Douglas Petrie
Un autre des grands auteurs de la série. Est surtout adoré des fans pour avoir écrit un excellent épisode de la saison 5 de Buffy : Fool For Love. A l’arrêt de la série, il participe à Tru Calling et The 4400 avant de rejoindre CSI à partir de la septième saison. Au moins, il est bien payé.
- David Greenwalt
L’un des plus anciens collaborateurs de Joss sur Buffy, puisqu’il était présent dès le pilote. Il signe le mythique, mais néanmoins moyen Ted, ainsi que mon épisode préféré de la première saison : Nightmares. Il est aussi l’un des rares scénaristes de la série à s’être essayé à la réalisation. Mais il est surtout le co-créateur d’Angel, sur laquelle il officie durant les trois premières saisons avant de passer la main à Tim Minear.
Mis à part Miracles, ses projets suivants nous ont fait oublier qu’il a été le co-instigateur de Profit. Il créé en effet en 2003 Jack 2.0, puis participe à Surface, Kidnapped et dernièrement Moonlight, qu’il quitte néanmoins prématurément.
Les Potentiels : Jane Espenson est à première vue la seule candidate sérieuse, à moins que Ronald Moore la garde à temps plein sur la future Caprica. David Greenwalt reste quant à lui une option, à condition de revenir dans l’ombre du maître…
Les seconds couteaux :
- Rebecca Rand Kirshner
La jolie Rebecca, repérée sur la série de Judd Apatow, Freak & Geeks, débarque sur Buffy au cours de la cinquième saison. Elle signe notamment l’excellent Tabula Rasa, bouffée d’air frais dans une sixième saison anxiogène. Elle se compromet néanmoins ensuite dans Las Vegas, avant de rejoindre Gilmore Girls pour ses trois dernières saisons. Elle est sans projets pour le moment…
- Drew Z. Greenberg
Si ses épisodes de Buffy ne resteront pas les esprits, il est néanmoins l’auteur d’un très bel épisode de Firefly. Il tombe néanmoins bien bas en allant bosser sur Smallville puis sur la déplorable seconde saison de The OC. Il a cependant opéré un joli retour en grâce l’année dernière en intégrant l’équipe de Dexter.
- Steven de Knight
A l’exception du très bon Spiral et du foudroyant Seeing Red, ses épisodes de Buffy demeurent anecdotiques. Pareil sur Angel, où il est néanmoins le co-auteur de l’excellent The Girl In Question. A la fin de la série, alors que Drew Goddard et Jeffrey Bell rejoignent Alias, il atterrit sur Smallville avec Greenberg. Contrairement à ce dernier, il y est encore.
- Jeffrey Bell
Ancien d’X-Files, il est par conséquent capable du bon comme du moins bon. Engagé sur Angel au cours de la troisième saison, il signera ainsi le très raté The Cautionnary Tale of Numero Cinco, mais aura l’honneur de coécrire et de réaliser le dernier épisode de la série.
Il a la lourde tâche de « sauver » Alias avec Drew Goddard en 2005, dont il signe une poignée d’épisodes. Il lance la sympathique Day Break en 2006, néanmoins annulée au bout d’une courte et unique saison.
- Sarah Fain et Elizabeth Craft
Après trois années de bons et loyaux services sur Angel, elles rejoignent Shawn Ryan sur les dernières saisons de The Shield. Elles ont lancé cette année la très oubliable Women’s Murder Club sur ABC, dont elles ont été débarquées avant même la fin de la première saison. Elles sont les premières à rejoindre officiellement Dollhouse.
- Mere Smith
Elle quitte Angel au terme de sa quatrième année, pour Tarzan. (Tiens, elle sonne bizarre, cette phrase…) avant de rejoindre Jonny Zero. Deux séries médiocres rapidement annulées, qui ne l’empêcheront pas de signer ensuite deux scénarios de qualité pour Rome, sur HBO. Elle fait partie de l’équipe de Burn Notice depuis l’année dernière.
- Ben Edlund
Un scénariste à part, assurément. Surtout connu pour avoir créé le délirant The Tick, il entame une fructueuse collaboration avec Joss suite à leur participation à l’écriture du film d’animation Titan A.E. Il signe en effet deux excellents épisodes de Firefly, dont le mémorable Jaynestown, et participe à la dernière saison d’Angel, où il coécrit notamment un épisode tout aussi culte, sinon plus, Smile Time. Il croisera par la suite la route d’autres rescapés du whedonverse, sur des séries telles que The Inside et Point Pleasant. Il officie aujourd’hui sur Supernatural, où il est peut-être LA raison de suivre la série.
Les Potentiels : Kirshner et Bell sont à priori libres, mais peut-être nous préparent-ils quelque chose de leurs côtés. Quant à Ben Edlund, il serait une valeur ajoutée incontestable.
Les comiques :
Des scénaristes, autres que la grande Jane Espenson, ont su exploiter leurs talents pour la comédie. Et le feront encore sans doute longtemps…
- Rob Des Hotel & Dean Batali
Un duo de scénaristes de la seconde saison de Buffy qui a tout de même signé pas mal d’épisodes, dont le plus marquant reste The Puppet Show. Un talent certain à écrire pour des ados qui conduira les deux compères à That 70s Show, qu’ils ne quitteront plus.
- Dan Vebber
L’auteur qui a mon respect éternel. Il a effet signé deux épisodes cultes de Buffy, deux bijoux d’écriture, d’humour, et de second degré : Lover’s Walk, qui marque le retour de Spike à Sunnydale, après avoir été plaqué par Drusilla, et qui en profite au passage pour perturber les couples du moment, et surtout The Zeppo, LE Xander Episode.
Un génie comique très bien exploité par la suite puisqu’il enchaînera avec Daria, Futurama et (depuis peu) American Dad !.
Les discrets :
De nombreux scénaristes ont eu l’occasion de travailler brièvement sur l’une des séries de Whedon. Après avoir signé des épisodes parfois cruciaux, ils s’éclipseront discrètement à l’issue d'une saison. Certains d'entre eux ont eu par la suite des carrières plutôt intéressantes…
Howard Gordon, ancien d’X-Files, co-créera The Inside avec Tim Minear avant de se faire connaître sur l’ultra-médiatisée 24, qu’il vient d’ailleurs de quitter pour d’autres projets.
Jim Kouf, auteur du très bon Five by Five, ira se perdre au cinéma, où il participera à l’écriture de blockbusters aussi mauvais que bien payés tels que les Benjamin Gates ou le remake US de Taxi (!).
Jeannine Renshaw, scénariste de la première saison d’Angel, où elle coécrit notamment le très shakespearien I Will Remember You. Elle travaille ensuite sur les deux séries « post-sous Buffy » par excellence : Charmed, puis Ghost Whisperer. Au moins, elle est constante dans ses choix…
Fulgurante carrière qu’aura été celle de Jose Molina. Après avoir été assistant sur Buffy et Angel, il écrit pour la série de James Cameron, Dark Angel, avant de signer deux épisodes de Firefly, dont l’excellent Ariel. L’homme s’est trouvé des affinités pour le cop-show, puisque après quelques scénarios de Law & Order SVU il a rejoint l’équipe de Without A Trace.
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Chacun a donc fait son chemin depuis Buffy, Angel, et/ou Firefly. Des espoirs déçus, pour des éternels numéros deux qui voulaient s’émanciper, tels Tim Minear ou David Greenwalt, et pas mal de gâchis, pour d’autres, plus nombreux, partis perdre leur temps sur des séries policières sans intérêt, mais aussi quelques (bonnes) surprises. Joss aura vraisemblablement la lourde tâche de dénicher de nouveaux talents. Je lui fais entièrement confiance…
09 janvier 2008
Angel - After The Fall : Premières Impressions
Ce post est garanti sans spoilers jusqu’au deuxième paragraphe inclus.
Je viens de finir le numéro 2 d’Angel : After The Fall, scénarisé par Brian Lynch et illustré par Franco Urru. Passées les premières surprises, à savoir les nouvelles storylines des personnages principaux, ces deux premiers épisodes s’avèrent un poil décevants, principalement en raison du manque de consistance de l’intrigue. Il est néanmoins trop tôt pour vraiment se faire un avis. Il s’agit en effet pour l’instant d’une simple mise en place, et le nombre de numéros limité à 12 laisse à penser que les grandes lignes ont été tracées à l’avance, et ce, même si Whedon ne fait que superviser.
Il m’a fallu également du temps pour apprécier la saison 8 de Buffy. Si le premier arc me laissait quelque peu dans l’expectative, le suivant, écrit par Bryan K. Vaughan m’a beaucoup séduit. Les deux excellents one-shots, The Chain et Anywhere but Here, dont je viens également d’achever la lecture, m’ont définitivement convaincu. Les séries de Whedon ont souvent été comparées à des comics live, en raison de leurs mythologies complexes et originales, de leurs intrigues métaphoriques et de leurs personnages multiples et récurrents. La crédibilité de cette saison 8 le prouve. Il faut dire que les magnifiques couvertures de Jo Chen et les dessins clairs et agréables de Georges Jeanty, Paul Lee et Cliff Richards y sont pour beaucoup dans la poésie de certaines histoires, particulièrement pour la dernière.
A contrario, les illustrations de la sixième saison d’Angel me rebutent vraiment. Si les couvertures de Tony Harris sont extrêmement réussies, je peine à reconnaître les différents personnages dans les dessins de Franco Urru. J’ai ainsi trouvé Spike (et son entourage) d’une laideur extrême dans les dernières pages du deuxième numéro, et la vue de Nina m’a fait vraiment froid dans le dos (Quoi qu’il s’agissait peut-être de l’effet escompté…). Je suppose qu’il me faudra un temps d’adaptation un peu plus long que pour Buffy…
Alors, juste pour le plaisir, voilà les vrais Gunn, Illyria et Drusilla aux côtés de Joss et Tim Minear à la manifestation de la WGA…
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02 novembre 2007
Joss Whedon, ou pourquoi ça paie pas toujours d'être un auteur à Hollywood
La nouvelle vient des deux journalistes spécialistes de la télé US, issus chacun de deux deux mags télé non moins connus, Kristin Dos Santos d'"Entertaiment Weekly" et Michael Ausiello, de "TV Guide" : Joss Whedon revient à la télé. Sur la FOX. Avec Eliza Dushku dans le rôle principal. Et avec Tim Minear. Inutile de dire que la news m'a mis dans un état d'excitation assez avancé. JAMAIS je n'ai attendu une nouvelle série TV avec autan
t d'impatience. Whedon est pour moi le meilleur auteur de la télé US, pour une seule et unique raison. Il respecte son oeuvre autant que ses fans. Contrairement à J.J Abrams, ou même Kevin Williamson, il aurait pu partir de sa série au sommet de sa gloire. Mais non, il est resté. Il a préféré bâtir des oeuvres ambitieuses et abouties, en s'entourant des meilleurs scénaristes, et ce jusqu'au dernier épisode. C'est ce qui en fait un auteur à part entière. Il n'a jamais caché son ambition de faire des oeuvres cultes et donc intemporelles, et il s'est donné les moyens de le faire. A cet égard, les commentaires audio des DVD de "Buffy" sont des plus éloquents (et parmi les plus passionnants que j'ai pu écouter). Que ce soit sur le fond comme sur la forme, tout a toujours été soigné. La conscience du travail bien fait, tout simplement.
Mais au final, est-ce que ça paie ? Si artistiquement, le bilan est irréprochable, côté carrière, c'est plus contrasté. En faisant une chose à la fois, au lieu de multiplier les projets et de déléguer, il s'est retrouvé le bec dans l'eau. Abrams en est le parfait contre-exemple. Fort du succès critique d'"Alias" aux USA, et public à l'étranger, il s'est lançé au bout de deux ans dans "Lost" pour s'en détacher avant même la fin de la 1ère saison. Il a servi la soupe à Tom Cruise dans un blockbuster, "M:I:III", produit deux nouvelles séries et bosse aujourd'hui sur le très attendu nouveau "Star Trek", (alors que les 10 premiers films étaient passés quasiment inaperçus en France) tout en supervisant le mystérieux "Cloverfield", écrit par Drew Goddard. Il aura parfaitement su, au final, exploiter l'impact de "Lost" sur le grand public. Si son premier film s'essoufle rapidement et que les deux séries qu'il a produites pour ABC sont des ratages complets, peu importe, il reste au top.
Et pendant ce temps, Joss écrivait des comics. Avec "Dollhouse", il a l'occasion de revenir sur le devant de la scène. A l'image de Bryan Fuller qui a su très bien négocier son retour avec "Pushing Daisies", à lui, tout en conservant bien sûr son intégrité artistique, de s'assurer un avenir à la TV US, et de saisir les opportunités qui s'offriront à lui en cas de succès. Mais c'est vrai qu'avec Tim Minear et la FOX dans l'équation, c'est pas gagné.

